Archives pour 02/2009

Google Maps en passe de détrôner Mapquest aux Etats-Unis

16/02/2009

Dans une étude à paraître dans les prochains jours et dévoilée samedi dernier par Search Engine Land, Comscore devrait annoncer le leadership de Google Maps sur la marché américain de la cartographie en ligne pour le mois de janvier 2009. Toujours d’après cette étude, le portail géographique de Google a réuni près de 42,2 millions de visiteurs uniques en ce début d’année, contre 41,5 millions pour son plus proche concurrent.

Ces chiffres présentent donc la fin de l’égémonie de MapQuest, propriété de Microsoft, sur le marché américain et l’arrivée tant annoncée de Google dans une nouvelle position dominante. Annoncée, parceque la tendance à la hausse du service Google est très lourde depuis plus d’un an, d’après des chiffres communiqués cette fois ar HitWise. En l’espace de 12 mois, Google passe de 20% de l’audience du groupe « Voyage – Cartographie » à plus de 35%  de part de marché. Et dans le même temps, MapQuest chute de plus de 10 points, alors qu’il représentait encore la moitié de trafic de la catégorie en février 2008 :

Hitwise - Google Maps & MapQuest traffic evolution

Mais quelles sont les raisons exactes de ce changement de paysage ? Elles sont principalement dûes à l’inventivité de Google dans le domaine de la cartographie. La mise en avant des données géographiques dans le cadre de la recherche universelle, l’incitation à l’enregistrement des entreprises au sein de Google Local Business Center, la possibilité de créer des cartes personnalisées et surtout la communication soutenue autour de Google Earth (dont la version 5.0 affichant la cartographie sous-marine est sortie la semaine dernière) sont autant d’arguments pour inciter à utiliser les outils de Google.

De son côté, MapQuest s’est, de l’avis de tous, endormi sur ces lauriers et n’a pas atteint le niveau d’innovation et de présence de son concurrent le plus direct. La messe n’est pas pour autant dite et la notoriété de MapQuest aux USA peut encore faire beaucoup. Mais dans un marché aussi concurrentiel que la cartographie grand public, le manque d’innovation ne pardonne généralement pas.

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France : Live.com renforce encore son audience en janvier

15/02/2009

Le marché de la recherche d’information en France évolue peu en ce début d’année 2009, d’après les derniers chiffres publiés par Xiti. Alors que Google domine toujours impunément ce secteur, avec encore plus de 91% des requêtes effectuées, c’est Live.com qui renforce doucement sa position sur le marché français. Après deux mois de progression, le moteur de Microsoft revendique aujourd’hui près de 2,3% de l’audience naturelle générée sur le sites Web et s’approche sensiblement de la seconde place encore détenue aujourd’hui par Yahoo!. Une progression qui pourrait entre autre s’expliquer par la part grandissante des ordinateurs sous Windows Vista.

Aucune surprise dans la suite du classement : AOL et Orange squatte comme d’ordinaire les 4e et 5e positions du classement :

On notera simplement que depuis janvier, le portail Xiti Monitor qui relayait l’information sur les marchés des moteurs et des navigateurs en France s’appelle AT Internet Institute. Un renommage qui ne change rien à la méthodologie utilisée : les chiffres fournis sont toujours issus d’une consolidation de l’ensemble des statistiques de fréquentation des sites présents sur Xiti.

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Parts de Marché

200e anniversaire de Charles Darwin, le logo Google

12/02/2009

Elaborateur de la théorie hautement polémique de l’évolution des espèces, Charles Darwin fêterait aujourd’hui ses 200 ans si l’espérance de vie humaine le permettait. Avec les 150 ans de cette même théorie de l’évolution, c’est là l’un des anniversaires scientifiques majeurs de l’année 2009. Il semble donc normal que Google soit de la fête sur ce sujet avec un très beau logo dédié à cette occasion :

Logo Google - Charles Darwin 2009

Le logo en question met en scène quatre espèces différentes de Pinsons de Darwin, endémiques des îles Galapagos et dont l’observation est à la base de la théorie de l’évolution. En étudiant les caractéristiques de chacune des espèces de cet oiseau, dont les populations vivent isolées les unes des autres sur différentes îles de l’archipel, Charles Darwin montrera clairement comment, à partir d’une espèce commune, le nature peut favoriser certaines mutations génétiques afin de ne conserver que les individus les plus adaptés à leur milieu naturel.

Google

Sans vision stratégique, le référencement naturel n’est plus rien

10/02/2009

Jeu de GoOn le sait depuis l’apparition de la discipline à la fin des années 1990, le référencement naturel est par essence même un métier en mutation permanente. D’un simple travail de mise en avant de certains mots-clés dans des balises dédiées, il a largement évolué pour englober aujourd’hui une dimension non seulement technique (le point de vue des moteurs sur l’architecture d’un site), une dimension sémantique (ce travail indispensable sur les mots clés), mais également une dimension média grâce aux évolutions de la recherche universelle depuis 2007. Cette pluralité du travail de référenceur est aujourd’hui l’un des aspects les plus intéressants de ce métier. Elle oblige non seulement à s’intéresser à une multitude de techniques et de domaines de compétence, mais également à rester curieux et en veille permanente face aux nouvelles technologies, aux nouvelles offres et aux nouveaux moyens de diffusion disponibles sur la Toile.

Il y a pourtant une chose qui n’a pas changé depuis la création du métier de référenceur, c’est son but. En quoi consiste aujourd’hui le référencement naturel ? En l’optimisation d’un contenu pour les moteurs de recherche ? En l’acquisition de liens externes, fortement qualifiés, destinés à asseoir la popularité d’un site ? En la présentation d’un code propre et optimisé qui garantit la meilleure lisibilité possible pour les robots ? Rien de tout cela…

Le référencement naturel est aujourd’hui, tout comme les sont les liens sponsorisés, l’affiliation ou les jeux concours, un moyen marketing d’acquisition d’audience. Un moyen qui met en jeu plus qu’un budget et qui demande sans doutes quelques compétences poussées, mais il n’est rien d’autre au final qu’un des leviers de la panoplie du marketing Internet. Et il est important aujourd’hui, en période de crise, de revenir à cette information cruciale, centrale et fondamentale.
A l’heure où les portefeuilles des entreprises se referment doucement sur les budgets marketing – et même si Internet est encore relativement épargné – il apparaît important de remettre les pendules à l’heure sur le rôle du référencement naturel, et surtout sur ses notions stratégiques.

Comme tout levier marketing, le référencement naturel doit aujourd’hui dépendre d’une stratégie marketing. C’est-à-dire qu’il est moins important de savoir si telle page ou tel texte doit être optimisé, que de savoir pourquoi ils doivent être optimisés ! C’est-à-dire dans quel but pour le client.  Le travail du SEO doit dans ce sens répondre à une « vision » du site et de ses objectifs et défendre cette vision.
Les applications concrètes de cette vision dépendent directement de ce qu’on appelle les KPI (Key Performance Indicator), les données importantes du client en terme de trafic, de conversion, de ventes, etc. qui doivent toujours guider toute campagne de marketing ! Le référencement naturel ne faisant bien entendu pas exception à la règle. Ainsi, avant même de proposer à un site une amélioration de ses balises titres, il apparaît aujourd’hui important de savoir pourquoi et si ces recommandations servent bien une augmentation de la valeur du site. Que vise-t-on ? Un public généraliste ? Une niche ? Des acheteurs ? Des lecteurs ? Alors, l’optimisation d’un titre doit toujours servir cette visée, cet objectif… Comme une stratégie dirige une campagne militaire.

Pourquoi cette remise au point ? Parce qu’on a parfois l’impression, en lisant les blogs et autres sites spécialisés, parfois même au sein des agences, que les référenceurs s’enferment dans un micro-monde qui ne serait fait que de mots-clés et de code HTML. Si Science sans conscience n’est que ruine de l’âme (comme le disait Rabelais), un référencement naturel sans stratégie n’est qu’une perte d’argent.

Référencement , ,

Royaume-Uni : Une utilisation massive des moteurs locaux

09/02/2009

Le paysage de la recherche d’information au Royaume-Uni n’a finalement pas grand chose de surprenant : Google y représente, dans ses versions anglophones, plus de 90% de parts de marché. Une proportion semblable au succès que le moteur rencontre dans de nombreux pays occidentaux.

Le dernier baromètre Hitwise, portant sur l’utilisation des moteurs de recherche dans ce pays sur les 4 dernières semaines pleines de décembre 2008, offrent au moins l’avantage de fournir la fragmentation du marché en fonction des versions locales. Il apparaît, au vue de ces chiffres, d’autant plus évident qu’un ciblage d’audience destiné au Royaume-Uni doit se faire par le biais des versions locales des moteurs :

En effet, près des quatre-cinquièmes des requêtes faites au Royaume-Uni passent par des versions locales des moteurs (76% de parts de marché pour Google UK, un peu plus de 2,5% pour Yahoo! UK). Il apparaît donc évident sur ce marché, et finalement sur de nombreux autres, de se concentrer sur les options de géolocalisation fournies par les moteurs de recherche. Qui veut s’assurer une bonne visibilité sur le web anglais doit non seulement présenter un contenu adapté à ce marché, mais également penser son référencement indépendemment de la vision de Google.com : noms de domaine, options de ciblage définies dans Google Webmaster Tools, voire script de géolocalisation basé sur la reconnaissance des adresses IP… toutes ces options prennent un sens particulier au vue de ces dernières statistiques fournies par Hitwise.

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Parts de Marché

Les voyageurs consomment les moteurs de manière plus assidue

06/02/2009

Industrie du TourismeOn parlait il y a quelques semaines de l’importance des moteurs de recherche dans la préparation des séjours et des vacances à travers le monde, notamment à travers l’étude de l’Ardesi publiée fin 2007. Une nouvelle étude menée sur le marché américain par Hitwise en décembre 2008 vient renforcer cette idée avec des chiffres encore plus parlants, et encore plus concrets.

Dans une analyse globale de l’audience des sites de voyage américains (terme à considérer au sens large, Hitwise incluant dans cette terminologie des sites allant des compagnies aériennes aux portails cartographiques), l’institut de mesure d’audience américain présente quelques chiffres assez troublants sur l’usage des moteurs généralistes dans le domaine du voyage.

On y apprend ainsi que, parmi les sites étiquettés Voyage, le portail Google Maps possède une part de marché américaine de 9,81%. Ce qui en fait le second site le plus populaire de sa catégorie derrière le très américain MapQuest. La version cartographique de Yahoo! (Yahoo! Maps) n’est d’ailleurs pas en reste avec une 5e position et près de 3% de l’audience globale de la catégorie. Chez le même acteur, le portail de voyage Yahoo! Travel fait également partie du top 10 de la rubrique avec un peu plus de 1,5% de son audience (en 8e position). Voilà qui donne déjà aujourd’hui une idée de l’importance de l’audience des moteurs de recherche dans les domaines du voyage.

Mais plus important encore, l’étude Hitwise revient également sur la consultation des moteurs de recherche classiques (Google ou Yahoo! entre autres) en complément d’une visite sur les sites de voyage. Et là, les données sont plus étonnantes :

  • 35,58% des internautes ayant visité un site voyage ont auparavant utilisé un moteur de recherche. Un chiffre en augmentation régulière depuis plus de 6 mois, mais surtout un chiffre bien au dessus de la moyenne du Web américain aujourd’hui. Au global, seuls 25% du trafic des sites Web américain provient d’un moteur de recherche. Ces 10 points supplémentaires de la catégorie voyage donnent bien le ton, et indiquent à quel point la composante moteur de recherche est aujourd’hui cruciale pour l’industrie du tourisme.
  • En revanche, 8,03% des internautes ont utilisé un moteur de recherche après avoir visité un site relatif aux voyages. Un pourcentage encore une fois en augmentation sur les 6 derniers mois, mais qui s’oppose à un chiffre de 9,5% environs sur le Web global. Non content de maximiser leur apport de trafic en provenance des moteurs de recherche, les sites liés au tourisme possèdent donc un taux de rétention assez important et semblent fournir aux visiteurs une information assez conséquente qu’il n’est que rarement besoin de compléter.
  • Dans ces deux cas, c’est toujours Google qui a la préférence des Internautes, avec 27% de visites en amont et 5,36% de taux de  visites en aval.

Le reste de l’étude s’attarde surtout sur le profil de quelques sites dont les performances sont particulièrement bonnes en décembre, à l’image de celui des Studios Universal de Los Angeles. Il revient aussi sur quelques données phares du monde du tourisme, comme l’importance de ses acteurs majeurs dans l’audience globale du secteur (les 10 premiers sites du classement réalisent 38% de l’audience de celui-ci) et la saisonnalité des visites (2;1% à 2,5% de l’audience globale du Web entre février et août, seulement 1,5% de cette audience en novembre).

L’étude globale en question est disponible sur le site d’Hitwise.

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Chez Google, les seules erreurs sont les erreurs humaines !

03/02/2009

Human ErrorAlors que tout le Web ne parle aujourd’hui que de la monumentale erreur de Google, qui a noté ce week-end l’intégralité du Web comme frauduleux et potentiellement dangereux pour les internautes, j’aimerai assez aborder un des a-cotés de cette affaire. On a beaucoup parlé de la mainmise de Google sur la communication mondiale, de la trop grande dépendance du Web envers ses outils de recherche, mais on parle assez peu de la maestria de Google en terme de communication de crise.

Alors que le bug est survenu entre 6h30 et 7h25 du matin (Pacific Time), la toute première communication officielle du moteur à ce sujet a été publiée sur le blog officiel de Google à 9h02 du matin, soit un peu plus d’une heure et demi après l’incident, un samedi matin. On admirera tout d’abord la réactivité de cette réaction, puis la personne de qui elle émane. Marissa Mayer, Vice Présidente de Google chargée des moteurs de recherche et de l’expérience utilisateur, que certaines rumeurs disent partante du groupe en 2009, a en effet signé elle-même le message présentant les premières explications du bug. C’est dire toute l’importance que revêt cette communication pour le moteur, à l’heure où survient la première erreur affectant de manière massive le cœur du business de Google : la recherche Web. Google doit donc montrer, rapidement, et sans ambiguïté, qu’il a bien entendu l’alerte soulevée par cette erreur et qu’il entend réagir sérieusement et promptement à celle-ci.

Mais le plus admirable reste la teneur du message. Tout d’abord, des excuses. Qui apparaissent comme normales vu l’envergure de l’erreur, et encore une fois vu qu’elle touche au cœur de métier de Google :

If you did a Google search between 6:30 a.m. PST and 7:25 a.m. PST this morning, you likely saw that the message « This site may harm your computer » accompanied each and every search result. This was clearly an error, and we are very sorry for the inconvenience caused to our users.

Viennent ensuite les explications de l’erreur en question. L’explication est d’ailleurs très simple, l’erreur est « simplement » humaine :

What happened? Very simply, human error. Google flags search results with the message « This site may harm your computer » if the site is known to install malicious software in the background or otherwise surreptitiously. We do this to protect our users against visiting sites that could harm their computers.

Unfortunately (and here’s the human error), the URL of ‘/’ was mistakenly checked in as a value to the file and ‘/’ expands to all URLs. Fortunately, our on-call site reliability team found the problem quickly and reverted the file. Since we push these updates in a staggered and rolling fashion, the errors began appearing between 6:27 a.m. and 6:40 a.m. and began disappearing between 7:10 and 7:25 a.m., so the duration of the problem for any particular user was approximately 40 minutes.

Eh oui, aussi simplement que cela. Un caractère malencontreusement remplacé dans le fichier d’importation d’une base de sécurité. Une case cochée abusivement. Alors que Google est une société qui repose avant tout sur des algorithmes et des programmes informatiques, Marissa Mayer met un terme définitif à la discussion en signalant que l’erreur était simplement humaine. Face à une communication aussi rapide, et aussi certaine, aucune place n’est laissée à la rumeur ou au doute. Les algorithmes et le moteur de recherche de Google ne sont  pas en cause, et sont donc potentiellement infaillible !
En ce sont définitivement ces deux mots, very simply, qui enterrent la discussion. L’hypothèse la plus simple est toujours la meilleure, c’est donc une erreur humaine qui est la cause de l’innaccessibilité du Web via le canal Google pendant une heure samedi. Au cas où des doutes subsisteraient, un  (and here’s the human error) se glisse encore dans les explications suivantes. La discussion est close.

Thanks to our team for their quick work in finding this. And again, our apologies to any of you who were inconvenienced this morning, and to site owners whose pages were incorrectly labelled. We will carefully investigate this incident and put more robust file checks in place to prevent it from happening again.

Thanks for your understanding.

La fin du message est d’ailleurs marqué de la même confiance absolue, sinon aveugle, envers les algorithmes du moteur. Bien entendu, les équipes, humaines, qui ont détecté et réparé la faute sont remerciées. Mais la véritable solution pour qu’une telle erreur ne se reproduise plus n’est pas humaine. Non, elle passe par la mise en place d’un nouveau système de contrôle des fichiers. Automatisé… Cela va sans dire.

Contre tous ceux qui emettent régulièrement des doutes sur les capacités de Google à traiter certaines informations, cette communication est un véritable credo : Google est un outil fiable. Chez Google, la technologie n’est pas sujette aux erreurs. Les seules erreurs qui puissent arriver chez Google sont… humaines.

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