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Médias : comment réduire ses dépenses grâce à Google

Alors que la crise financière frappe de plein fouet le secteur des médias, ces derniers semblent chercher tous les moyens possibles pour réaliser des économies. Et quel meilleur moyen de faire des économies que d’utiliser des outils ou des données gratuites, librement accessibles sur Internet ?

C’est ainsi que Google Maps et Google Earth sont en passe de devenir les outils phares des rédactions des plus grands journaux. Alors qu’il y a quelques années encore, la présentation d’un quelconque évènement international demandait l’intervention de graphistes, voire de bases cartographiques précises, la mise à disposition de données géographiques par le moteur californien résout bien des problèmes.

Ainsi, pour parler du tremblement de terre survenu il y a une semaine dans les Abruzzes (Italie), Le Figaro utilise une capture d’écran de Google Maps sur laquelle un marqueur permet de situer l’Aquila :

Presse : Le Figaro utilise Google MapsQue les rédactions Web utilisent des outils Internet pour gagner en réactivité, cela peut encore se défendre. Mais l’utilisation des données Google apparaît comme plus étonnante quand c’est le journal télévisé de France 2 qui fait appel aux images satellites issues de Google Earth pour illustrer un reportage sur les îles Galapagos. Si bien entendu l’utilisation d’un tel outil permet encore une fois de gagner du temps, il n’en reste pas moins réalisé au détriment d’une intervention humaine, qui pourrait au passage avoir une qualité de présentation bien supérieure.

Dans une logique purement économique, l’utilisation des données Google Earth se défend bien entendu parfaitement… Dans une logique de qualité, voire d’indépendance, de l’information, je me en revanche pose quelques questions. Une nouvelle preuve de la mainmise de Google sur le monde des médias, et de la dépendance de ceux-ci vis-à-vis du moteur californien ?

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  1. 14/04/2009 à 12:05 | #1

    Que l’on puisse (voire que l’on doive) s’appuyer sur un professionnel de la cartographie et de l’infographie pour rendre une carte plus intéressante parce que plus contextualisée, plus détaillée, c’est une certitude.

    Que l’on utilise Google Earth par paresse et par radinerie, c’est probable.

    Que cela menace l’indépendance de l’information, c’est un mystère pour moi… Google Earth n’est pas une « base cartographique précise » ? Le service réinventerait donc le monde ? Le déformerait au nom d’une idéologie ? Mon intelligence est prise en défaut, je l’avoue humblement. Et ma paranoïa est à peine titillée.

    Cordialement.

  2. 14/04/2009 à 12:28 | #2

    J’admets que la formule est un peu exagérée. Je parle plus volontiers de dépendance financière que de dépendance idéologique ou politique…
    A l’heure des états-généraux de la presse où l’hégémonie de Google sur les outils de recherche d’information était dénoncée, l’engouement pour l’utilisation des outils cartographiques du moteur peut tout de même surprendre. En matière d’outils et de dépenses, l’opportunisme est roi, bien entendu… Mais le recours systèmatique aux outils gratuits, qu’ils proviennent de Google ou d’un autre, risque de donner de mauvaises habitudes aux rédactions dans le domaine de l’infographie… et de fait de créer une dépendance nouvelle aux outils Google, sur un secteur qui n’a franchement pas besoin de ça pour le moment…

  3. un Comoyo
    10/07/2009 à 15:56 | #3

    Dépendance des moteurs de recherche OU aux moteurs de recherches. Qui est dépendant, le moteur ou l’internaute ? Ce qui est sûr c’est qu’internet nous renvoie à nos obsessions et à nos manques; nous souhaitons rencontrer les autres et nous restons derrière un terminal. L’internaute souhaite vivre, il ne trouve sur Internet (presque) qu’à consommer. J’ai trouvé un site curieux, http://www.comoyo.org , le contraire d’un réseau social disent-ils où l’on ne rencontre que soi-même! Enfin…


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