Archives pour la catégorie ‘Liens sponsorisés’

SEM : la pyramide des responsabilités du eTourisme institutionnel

04/03/2010

Si certains des lecteurs de Search Engine Feng Shui me suivent sur Twitter, ils ont probablement remarqué hier qu’on parlait longuement des stratégies de liens sponsorisés dans le monde du eTourisme. Avec l’exemple assez pertinent des campagnes menées par le Comité Régional du Tourisme de Champagne-Ardenne. On peut se faire la remarque, le JdN se l’est d’ailleurs faite, que le budget dépensé par un CRT est aujourd’hui faible en regard des investissements massifs des acteurs privés du tourisme. C’est vrai, mais j’aimerais mettre en perspective quelques particularités des acteurs publics qui peuvent leur offrir un avantage face aux compagnies privées.

Tout d’abord, les objectifs de ces campagnes diffèrent grandement selon le type d’acteur qui les mène. Comme le Journal du Net le souligne très bien, si les grandes chaînes ont avant tout une problématique de remplissage des établissements, la mission des services publics tient plus de la notoriété et de la visibilité d’un territoire sur le Web. Si cela se traduit bien entendu par des objectifs d’audience, la pression découlant de ce type de but finalement moins ROIstes permet l’utilisation de champs sémantiques plus vastes, sur des thématiques culturelles ou événementielles ou les acteurs privés ne s’aventurent pas.

Mais l’avantage concluant des acteurs publics locaux, en ce qui concerne les liens sponsorisés et le marketing digital en général, c’est avant tout la fédération des moyens. Et la mise en place de cette pyramide des responsabilités que j’évoquai dans le titre de ce billet.
Si la mission d’un Comité de Tourisme est avant tout la mise en avant d’un territoire (région ou département), il est loin d’être seul pour effectuer cette tache. Des acteurs de moindre échelle (Office de Tourisme, petits acteurs privés tels les hôtels ou les restaurants) participent également à leur mesure à la visibilité d’un territoire. Tout l’enjeu de la communication territoriale revient donc à optimiser les dépenses de ces différents acteurs, du plus petit au plus grand, afin que les secteurs de communication ne se recoupent pas trop et que la région soit présentée sur le maximum de thématique. J’avais abordé une première brique de ce système en écrivant sur les stratégies de visibilité des collectivités locales il y a de cela quelques mois. Une vision plus globale de cette structure de communication pourrait se traduire par le schéma suivant :

eTourisme - pyramide des responsabilités marketing

Chacun des acteurs d’une région se voit définir, de manière schématique, un pré carré d’investissement sur lequel les autres acteurs n’interviennent pas, ou peu :

  • les acteurs privés (hôtel, restaurants) communiquent avant tout sur des thématiques liés a leur prestation pure (hébergement, restauration…) et sur un secteur géographique limite (ville) pour répondre aux requêtes les plus précises et les plus transactionnelles.
  • les Offices de Tourisme et collectivités locales se positionnent sur les événements et le patrimoine de portée « locale » (à l’exception sans doute des organismes liés aux grandes villes et grands monuments) ;
  • les Comités Départementaux mettent en avant la visibilité du département à l’extérieur de son territoire, sur les thématiques mettant en jeu les compétences de plusieurs acteurs de petite taille, ou sur des sujets où le positionnement s’avère plus stratégique pour l’image du territoire (à la manière des pôles touristiques prioritaires définis en Seine-et-Marne et qui relèvent clairement de la politique de communication du département) ;
  • la région enfin possède un rôle fédérateur autour des départements, à l’image de celui du CDT sur les collectivités locales. Son ciblage sera également international, sur des thématiques très fortes pour la région, ou mettant en jeu un patrimoine présent sur plusieurs départements.

L’idée derrière ce schéma de responsabilité est encore une fois de limiter les investissements en doublon. Que, sur une thématique telle que la prestation hôtelière en grande ville, ne soient pas présents en concurrence directe trois hôtels, l’office de tourisme de la ville en question, le département et la région

Bien entendu, on parle là d’une structure de fonctionnement idéale, qui ne peut être mise en place qu’à deux conditions :

  • Tout d’abord, que ce Yalta de la communication territoriale se fasse d’un commun accord dans les plus hauts niveaux (CRT, CDT, Offices de Tourisme les plus importants), car la concurrence de deux acteurs importants peut nuire à l’efficacité des campagnes de chacun d’eux. Cela veut dire également une visibilité partagée sur les grandes lignes de cette stratégie, et de ses résultats, afin de pouvoir remettre en cause la définition des prés carrés en cas de défaillance ou manque de performance d’un des acteurs.
  • Ensuite, que chacun des acteurs de ce partage mette en place les liens nécessaires pour apporter également un trafic naturel aux autres intervenants. Un hôtel peut accepter de ne pas communiquer sur les mots clés liés aux week-ends et laisser ce terrain aux départements uniquement s’il a l’assurance qu’une partie de l’audience cédée pourra lui revenir, via par exemple la mise avant de ses offres sur le site du CDT. Un échange de bons procédés dans la mise réseau qui est le pendant indispensable des bons procédés d’investissement.

Face à une concurrence toujours plus grande dans les domaines touristiques, et même si la cohabitation public/privé forme un écosystème cohérent, les acteurs publics ont aujourd’hui un vrai rôle à jouer dans la mise en avant de leur territoire sur Internet et doivent apparaître comme des acteurs incontournables de la communication touristique sur les moteurs de recherche. Une seule condition toutefois pour y parvenir : la concertation et la mise en commun des expériences… Encore un vrai défi que certains sont prêts à affronter !

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SEM : un pilotage en fonction du taux de retour ?

18/09/2009

Panneau routier : demi-tour obligatoireL’idée pourrait finalement concerner aussi bien les campagnes de liens sponsorisés que le suivi du référencement naturel. Et même si je ne doute pas que les points qui vont suivre soient déjà étudiés de près par certaines agences et chez les acteurs Web les plus mûrs, il vaut sans doute le coup de théoriser la chose encore une fois.

Les points qui vont suivre découlent naturellement de différentes études montrant les rapports entre usage des moteurs de recherche et décision d’achat. D’après une enquête menée avec l’aide de Google en janvier 2008, il se passe en moyenne 4 semaines, et surtout environ 4 requêtes dans les moteurs de recherche, avant que l’achat d’un voyage ne s’effectue réellement sur Internet. Le processus décomposé est assez simple, et surtout logique : une premier requête sert à trouver les idées de destination pour son séjour, une ou deux autres servent à comparer les offres disponibles, et une dernière utilise un nom de marque pour finaliser l’acte d’achat. Il découle de ce processus deux conclusions assez logiques :

  • l’achat spontané sur un terme générique est extrêmement rare ; le trafic de marque sera toujours très important dans les referers de vente.
  • l’important sur les mots-clés génériques n’est pas tant de provoquer un achat que de marquer l’esprit de l’internaute… et de provoquer d’une quelconque manière son retour ultérieur sur le site.

On en vient donc a cette idée de pilotage des campagnes au taux de retour. S’il reste bien entendu crucial de suivre de près les mots-clés provoquant un achat direct – en gardant à l’esprit que ceux-ci resteront dans 80% des cas lies à la marque – il peut également devenir payant de s’assurer des mots-clés fidélisateurs. Et de construire une véritable stratégie de conversion sur ceux-ci. Ce qui implique directement deux choses :

  • Tout d’abord, être capable d’identifier sur le moyen terme ces mots-clés. Donc posséder un outil permettant la pondération des visites par levier. Tous ne le font pas aujourd’hui, mais ce type d’outil va s’avérer indispensable dans les années à venir pour les entreprises en quête de ROI. La maturité montante des clients impose une finesse d’analyse de plus en plus poussée.
  • Ensuite, ne plus gérer ses campagnes de façon « Copy-centric ». Si l’optimisation d’une annonce est au cœur du processus d’amélioration du taux de clic, l’augmentation du taux de retour ne peut passer que par le travail sur les landing pages. C’est donc le discours de celles-ci, leur mise en page et surtout la corrélation de leur argumentaire avec les mots-clés ciblés qu’il faudra travailler !

Dans la pratique ? On pourrait imaginer la construction d’AdGroup dédié au V+1 (augmentation de la fréquence de visite), avec ce seul métrique comme objectif. Il s’agit d’identifier dans ce groupe des mots-clés suffisamment génériques pour pouvoir engendrer un retour de l’internaute. Hors l’amélioration du taux de clic, l’optimisation de ce groupe tient ensuite de l’A-B Testing : des modifications de page cible, mettant tantôt en avant les offres, tantôt le prix… Elles permettront de connaître l’argumentaire que retiennent le mieux les utilisateurs. Cela impose-t-il de distinguer physiquement les pages de vente et les pages « argumentaires » ? Pas nécessairement, mais une séparation peut éventuellement aider à l’analyse des objectifs…

Cela veut dire, dans tous les cas, s’impliquer plus avant dans la vie du site et ne plus se poser seulement comme un apporteur de trafic, mais comme un garant de la qualité des visites ! C’est, pour les agences, ne plus réfléchir comme un prestataire marketing, mais comme un véritable acteur de la réussite d’un site : un rôle d’accompagnateur stratégique, autrement plus valorisant.

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SEM : Adapter ses offres aux moteurs pour toucher des niches

20/08/2009

Globle iconUne nouvelle étude publiée hier par Hitwise US souligne un point très intéressant dans le monde du Search Marketing appliqué au tourisme. L’institut d’étude américain s’est penché sur les déclinaisons géographiques de l’expression « Flights to… » (Vols vers) et sur ses variations d’utilisation dans chacun des grands moteurs de recherche.

Première conclusion, les destinations les plus prisées du public américain en ce moment sont Hawaï, la Floride et Las Vegas. Rien de bien étonnant finalement, l’été bat son plein aux USA comme ici et ces destinations sont avant tout touristiques et estivales. La surprise vient plutôt d’une étude comparée de ces destinations en fonction des moteurs. Alors qu’on pourrait s’attendre a des résultats similaires entre Google, Yahoo! et Bing, Hitwise révèle que les recherches concernant la Floride sont principalement le fait de Google (1er et 2nde requêtes les plus populaires sur ce moteur), alors que Yahoo! sert plutôt a trouver des vols vers Las Vegas (le terme « Florida » n’est que la 14e requête la plus populaire) et que Bing.com est utilise pour les vols vers Hawaï ( »Florida » n’apparaît ici qu’en 59e position !).
La même étude, toujours menée par Hitwise US, sur les requêtes relatives au mot-clé « hotels » révèle les mêmes disparités. Alors que New-York est la seconde localisation recherchée avec ce terme sur Bing, elle n’apparaît pas dans le top 5 des requêtes géolocalisées sur Google.

Quelles conclusions à cette étude ? D’abord, les raisons de ces écarts : si les différences de public entre les moteurs sont indéniables, on peut également penser que les différents outils de suggestion automatique mis en place par Google et Yahoo! au fil des années ont une part de responsabilité dans ces disparités. En affichant les requêtes les plus populaires sur sa plateforme, un moteur favorise forcément l’utilisation de celles-ci et creuse ainsi l’écart avec sa concurrence. Les moteurs se créent, dans le domaine touristique aussi bien qu’ailleurs, des niches sémantiques qu’ils peuvent exploiter au maximum. Mais pour importante qu’elle puisse être, cette explication ne doit minimiser les différences de population d’usage des moteurs : chacun des trois leaders possède son public propre dont les CSP, les bassins géographiques, voire les habitudes d’utilisation de certains services Web peuvent varier énormément…

Cela impose forcement une gymnastique un peu difficile pour l’annonceur et/ou son agence : penser au delà des parts de marche ! S’il est bien entendu déraisonnable de dépenser un budget équivalent en liens sponsorisés sur Bing.com et Google, il faut toutefois accepter d’annoncer sur un moteur minoritaire pour pouvoir mettre en avant une offre particulièrement adaptée. Pour reprendre l’exemple d’Hitwise ci-dessus, une campagne orientée sur Hawaï et diffusée sur Bing sera peut-être plus rentable et porteuse de conversions que la même campagne sur Google. Seule condition pour en être sûr, accepter une phase de test suffisamment longue sur tous les moteurs pour dégager les grandes tendances de chacun d’eux. Une phase de test qui sera sans doute réalisée a perte, mais qui peut s’avérer incroyablement gagnante sur le long terme.

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SEM : La fraude au clic est en nette augmentation

30/01/2009

Publiée il y a a deux jours, la dernière étude ClickForensics fait le bilan de la fraude sur les campagnes publicitaires à travers le monde. Et les nouvelles ne sont pas bonnes…

D’après ce baromètre, publié à fréquence trimestrielle, le taux de fraude sur les campagnes de liens sponsorisés est en nette augmentation sur le quatrième trimestre de l’année 2008 avec plus de 17% de clics frauduleux. Une augmentation significative, à la fois sur le court et le long terme puisque ce même taux était de 16% au trimestre précédent et de 16,6% à la même période en 2007.

Parmi les réseaux publicitaires les plus touchés par cette fraude, c’est encore une fois Google AdWords qui se retrouve en tête avec un taux de plus de 28% sur le réseau. Un chiffre qui est également en augmentation par rapport au trimestre précédent. Et, dernier point, les pays les plus touchés par cette fraude sur le trimestre sont le Canada (7,4% de la fraude enregistrée au Etats-Unis), l’Allemagne (3%) et la Chine (2,3%).

A noter que, d’après la carte de la fraude au clic publiée en avril dernier par ClickForensics, la France est également dans le rouge :

ClickForensics : carte mondiale du niveau de fraude au clic

A titre d’illustration de l’ampleur du problème, Google a versé quelques 920 millions de dollars en 2006 à différents clients en compensation de cette fraude.

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