Archives pour la catégorie ‘Référencement’

Les concours de référencement, ou le SEO discount…

26/01/2009

Malette de PokerL’Association des Casinos de France (ACF pour les intimes) a lancé il y a quelques jours un grand concours de référencement. L’objectif est de placer une page, construite suivant un cahier des charges bien précis, dans les 5 premières positions des moteurs de recherche Google France et Google Belgique sur le mot clé Casino. Les prix qu’il est possible de remporter avec ce concours représentent une valeur totale de 10 000 Euros.

Ce sont là les conditions de base du concours. En fouillant un peu le règlement, on découvre les trois points suivants :

Vous devez impérativement utilisez la page de concours que nous vous proposons afin de mettre les participants à égalité !

Vous pouvez et devez generez vos propres méta-tags !

Vous pouvez modifier certains éléments de votre page de concours, en respectant les éléments non modifiables ! (vos meta tags, style CSS, liens affiliés sous chaque bannière, images 770 ou jeux gratuits à l’exception des liens en bas de page qui ne doivent en aucun cas être des urls de parrainage ou subir des modifications) ceci afin de vous permettre de générer un revenu supplémentaire avec l’obtention de nouveaux clients éventuels !

Plus clairement exprimée, le concours consiste à utiliser une page prédéfinie par l’Association des Casinos de France, à uploader celle-ci sur son site Web et à travailler au mieux quelques éléments mineurs du référencement et le Net Linking de cette page afin d’obtenir le meilleur référencement possible sur l’un des mots clés les plus concurrentiels de l’Internet francophone. Ajoutons simplement à cela que la page, originellement conçue par l’ACF, ne renvoie en fait que vers le site central Casino770.com et a pour but unique d’y envoyer des clients.

En résumant brièvement l’opération, Casino770 vient en fait d’embaucher pour 10.000 Euros un groupe de quelques centaines de bénévoles, qui vont lui assurer une excellente visibilité sur Internet par l’intermédiaire de pages satellites stratégiquement placées et liées au maximum de contenu sur le Web. Combien pourrait se négocier ce genre de service si Casino770 faisait appel à une agence établie pour son référencement ? Certainement plus de 10 000 Euros, et les méthodes utilisées par l’agences risquent d’être moins spectaculaires que celles des webmasters et étudiants intéressés par le prix. Bien entendu, l’ACF se dédouane de toute dérive potentielle des référenceurs bénévoles avec des clauses du type :

Le spam est interdit et vous expose à des poursuites via notre service juridique.

Reste que le couplage de ce concours de référencement avec une plateforme d’affiliation laisse prévoir le pire quant aux méthodes potentiellement utilisées… Cela me fait penser à un billet paru en 2005 sur le blog Laurent Denis et intitulé « Concours de positionnement promoweb : C’est pas moi, m’sieur, c’est lui ! » fustigeant les instigateurs de concours de référencement pour le spam qu’ils génèrent sur le Web. D’ailleurs, la Wikipedia n’a-t-elle pas, au début de l’année 2007, dû accompagner l’ensemble de ses liens extérieurs d’un attribut nofollow à cause d’un concours de référencement lancé aux Etats-Unis ?

On sait qu’un concours de référencement peut générer une pollution importante sur les blogs, forums et autres sites participatifs simplement parce qu’il est confié aux personnes dont ce n’est pas le métier… et qui n’ont, donc pas forcément le sens éthique (le chapeau blanc ?) des référenceurs… Mais la pratique est tentante pour des groupes, qui pourraient la plupart du temps se permettre une autre approche marketing, mais dont le positionnement est loin d’être facile.

Une dévalorisation du référencement et du search marketing ?

Cet article a été publié une première fois sur Search Engine Feng Shui le 21 mars 2007. Il est de nouveau disponible dans le cadre des archives du blog qui remettront en avant quelques articles de fond sur le référencement naturel et les réseaux sociaux.

Référencement

SEO : 5 bonnes raisons de proposer un lexique sur son site

23/01/2009

DictionnaireLes agences et les référenceurs recommandent assez souvent à leurs clients la création d’un lexique ou un petit dictionnaire sur leur coeur de métier afin de mieux apparaître dans les moteurs de recherche. Cette recommandation passe souvent pour anecdotique, voire déplacée.

Après tout, un site est avant tout destiné à vendre ou à générer des prospects et non pas à fournir une information gratuite aux clients. On préfère donc en général se concentrer sur l’optimisation de pages présentant produits et services plutôt que sur quelques définitions complémentaires. Et puis, on peut également considérer, souvent à raison, que le public cible d’un site n’a pas réellement besoin de définitions et qu’il connaît déjà l’usage des produits qu’il serait appelé à acheter. C’est vrai, mais c’est sous-estimer l’intérêt que peut avoir un lexique sur un site Web. Voici, en vrac, 5 bonnes raisons de proposer un lexique sur son site :

  1. Expertise : En affichant un lexique lié à votre activité, vous annoncez vous-même votre expertise sur le sujet. Vous savez non seulement quel est votre métier, mais en plus vous pouvez en définir objectivement les différents composants. Un internaute non-initié qui arrivera sur votre lexique a toutes les chances de vous considérer, au premier abord du moins, comme un expert et à retenir d’autant plus facilement votre marque.
  2. Diversité : Afficher un dictionnaire complet, c’est se permettre de communiquer sur des termes qui ne sont peut-être pas dans votre ciblage principal. Sans en faire trop, n’hésitez pas à parler des différents aspects de votre métier et à explorer un champ lexical plus large que celui du reste de votre site.
  3. Inventaire : Remarque assez basique, mais également positive : un lexique en ligne, ce sont des pages supplémentaires indexées dans les moteurs de recherche, et donc une plus grande prise au trafic naturel.
  4. Maillage : Ne pas pensez son lexique comme un élément isolé du site est crucial. Les liens doivent être omniprésents sur celui-ci pour réellement bénéficier au référencement. Non seulement vos pages doivent permettre d’accéder au lexique pour améliorer sa pertinence, mais celui-ci peut en retour présenter quelques pratiques, services ou produits, sur des mots clés choisis et de manière naturelle. Le lexique contribue ainsi à la pertinence de l’intégralité du site !
  5. Google : Cerise sur le gâteau, un lexique bien construit peut apparaître comme réponse aux demandes de définition de Google. Ces réponses apparaissent lorsqu’un internaute utilise le mot clé define: dans l’une de ses requêtes. Un modèle de page apparaît alors, qui compile les informations de toutes les pages que le moteur aura identifiées comme étant des lexiques. Si l’audience de ces requêtes est assez faible d’une manière générale, la concurrence l’est aussi et ce gain peut toujours être appréciable :

Google : define:référencement naturel

En pensez bien qu’au final, l’investissement initial pour la création d’un lexique est minime. Au pire quelques heures passées pour écrire des définitions et quelques heures d’intégration technique. Pour un résultat qui ajoute pertinence, crédibilité et éventuellement trafic à votre site. Quelle est la définition de ROI déjà ?

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Moteurs d’actualités : attirer, mais surtout fidéliser…

22/01/2009

JournauxMoteurs d’actualités ? Derrière ce terme, on peut surtout ranger deux outils : tout d’abord Google News. Un moteur qui n’est pas forcément à la portée de tous les sites, à cause surtout de règles d’éligibilité assez strictes. Afin de pouvoir prétendre à une indexation dans Google News, il faut au départ être un organe de presse reconnu et identifiable, même si les règles s’assouplissent avec l’arrivée de médias alternatifs reconnus sur le Web. Ainsi, la porte s’ouvre peu à peu aux blogs, à condition de ceux-ci soient des sources d’informations fiables. On reviendra ultérieurement sur les conditions techniques d’une indexation dans Google News, elles sont également assez strictes.

Le second outil qui vient en tête, c’est Wikio. Après quelques mois d’utilisation sur différents sites, il apparaît que Wikio peut rapidement générer jusqu’à 5% du trafic naturel d’un blog. Un chiffre non négligeable, surtout quand on sait que le trafic provenant d’un moteur d’actualités comme celui-ci est forcément hautement qualifié et intéressé par vos articles.

Comment faire alors pour maximiser ses chances d’apparaître dans de tels outils ? Comme pour tout travail de référencement naturel, c’est avant tout un travail sur les mots clés qui est indispensable à une bonne présence dans les moteurs d’actualités. Titrer ses articles avec des mots clés activement recherchés est une base, centrer certains articles sur l’actualité forte du moment est également une technique intéressante. En effet, les moteurs d’actualités utilisent un algorithme de rapprochement syntaxique pour construire leurs pages d’accueil : schématiquement, les articles de diverses sources traitant d’un même sujet seront présentés sous le même bloc, sources pertinentes ou originales en tête. Utiliser un vocabulaire proche de celui des confrères, et parler des sujets chauds du moment est donc un gage de visibilité.

Une interrogation toutefois : ces systèmes de rassemblement de l’information sous des groupes de sujets forts peuvent inciter à hurler avec les loups, et de parler des sujets chauds du moment, en même temps que les autres blogs et sites. Au risque finalement d’un appauvrissement éditorial…
C’est oublier un peu vite que si parler de sujets populaires peut amener du trafic, c’est uniquement un contenu original, pertinent et surtout de qualité qui peut garantir une fidélisation de ce trafic. Dans une démarche éditoriale forte, cette fidélisation est indispensable, d’autant que les agrégateurs semblent se diriger de plus en plus vers la récompense de l’originalité. Garder une ligne éditoriale originale et qualitative est donc plus que jamais indispensable !

Cet article a été publié une première fois sur Search Engine Feng Shui le 2 janvier 2008. Il est de nouveau disponible dans le cadre des archives du blog qui remettront en avant quelques articles de fond sur le référencement naturel et les réseaux sociaux.

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De l’importance des moteurs de recherche pour le tourisme

21/01/2009

Comité Régional du Tourisme de Champagne-ArdenneLe Comité Régional du Tourisme de la région Champagne-Ardenne lançait hier son tout nouveau site Internet avec des ambitions accrues en terme de présentation de l’information, de mutualisation des données avec les différents acteurs locaux du tourisme et en surtout en termes de services rendus aux internautes. Ce lancement a été l’occasion d’une journée tout sépcialement aux nouvelles tendances du e-Marketing dans le monde du tourisme.

Dans la pléthore de chiffres et d’études présentés au cours de la journée – études toutes très instructives soit dit en passant – on peut retenir quelques données particulièrement intéressantes pour le référencement naturel. Présentés par Ludovic Dublanchet, membre de l’Ardesi (Agence Régionale pour le Développement de la Société de l’Information en  Midi-Pyrénées), ces chiffres montrent l’importance de Google dans la démarche de préparation de ses vacances.

L’étude a été réalisé en novembre 2007 sur différents pays d’Europe (France, Royaume-Uni, Pays-Bas et Belgique, Allemagne, Espagne et Italie) ainsi qu’aux Etats-Unis sur des populations ayant effectué un séjour touristique en France au cours des 24 derniers mois. Les principales questions tournent autour de la préparation du voyage et sur la perception des différents sur Internet utilisés pour cette préparation. Il en ressort quelques chiffres assez édifiants :

  • Tout d’abord, la part prédominante de l’information Internet dans la phase de préparation du séjour. Entre 80 et 90% des personnes interrogés ont eu recours au Web pour préparer leur voyage, avec des pourcentages records d’utilisation aux Pays-Bas et au Royaume-Uni. Dans tous les marchés étudiés, Internet est la première source d’information sur une destination toursitique, et est toujours reconnu comme la source d’information principale.
  • L’importance des moteurs de recherche ensuite : 73% des Italiens ont utilisé un moteur de recherche (généraliste ou thématique) pour préparer leur voyage en France. Cette proportion est supérieure à 50% dans la quasi-totalité des pays étudiés, seule la France fait montre d’un peu de retard sur ce point avec seulement 25% de réponse positive.
  • En conséquence, les moteurs de recherche sont la première source d’information sur le Web dans le domaine du tourisme dans la majorité des pays, bien devant les agences de voyage et les organismes publics.
  • A noter également l’importance croissante des blogs et des sites personnels dans la préparation des séjours : entre 6% (France, Royaume-Uni, Belgique) et 20% (Etats-Unis) des personnes interrogées déclarent s’en servir pour préparer un séjour en France.

L’étude fait le point sur les attentes des visiteurs vis-à-vis d’un site web touristique, en matière de conseil, de présentation et d’information. Il revient également sur le partage de l’expérience du voyageur, par l’intermédiaire des blogs ou des sites d’opinion comme TripAdvisor et révèle que 69% des américains y ont recours.

Même si les chiffres de l’enquête finale datent un peu sur certains domaines, les conclusions de celle-ci restent passionnantes pour qui entend travailler à la fois dans le marketing et le tourisme. L’enquête globale est disponible sur le site de l’Ardesi au format PDF.

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Immobilier : quelques pistes pour optimiser ses annonces…

16/01/2009

House For SaleSur Internet les recherches dans les domaines de l’immobilier se font le plus souvent autour d’un lieu et d’un type de bien, plus que sur des termes génériques. S’il convient donc pour un site immobilier d’être présent dans les moteurs de recherche sur des termes globaux, il est également crucial que chaque annonce d’un site soit réfléchie et optimisée pour sa recherche la plus évidente. Quelques pistes et réflexions sur le sujet…

Tout d’abord, quelques mots sur le titre des annonces. Il s’agit sans aucun doute de l’élément central à considérer pour l’optimisation du référencement naturel. Le titre est en effet naturellement mis en avant sur les pages d’un site, à la fois dans le titre HTML et l’URL de chaque page, mais également sous forme de lien depuis l’ensemble des pages listant le bien en question. L’utilisation de mots clés précis est donc stratégique. Des règles d’écriture très simples peuvent alors s’appliquer :

  • Le titre des annonces doit comporter au moins deux mots ou expressions clés forts, à savoir le type de bien présenté et la localisation géographique de celui-ci ;
  • Il est important de garder en tête que les mots clés les plus recherchés dans le domaine de l’immobilier sont Maison et Appartement, mais qu’ils ne correspondent pas toujours au type de bien proposé. En cas d’annonce très précise, l’utilisation des mots clés plus ciblés peut s’avérer gagnante. N’hésitez pas à employer des termes comme Hôtel particulier Duplex, Mas… s’ils correspondent réellement au bien présenté. Vous y gagnerez un trafic encore plus ciblé.
  • La localisation doit également être précise afin d’amener le trafic le plus ciblé possible. Utilisez le plus souvent possible le nom de la ville (Paris, Montpelier, Saint-Tropez, …) et éventuellement l’arrondissement ou le quartier pour les annonces parisiennes. Pour les offres plus provinciales, la localisation de l’annonce peut être complétée par la région afin de donner de la valeur à ce nom (Lubéron, Provence, Côte basque, …).
  • Si certains biens vendus possèdent des caractéristiques très recherchées (vue sur la mer, vignoble, piscine, dépendances, …), il peut également être intéressant de préciser cette caractéristique dans le titre de l’annonce.

Mais si le titre de l’annonce est le premier élément vu par les moteurs de recherche pour qualifier une page dans leur index, le descriptif même de celle-ci est également important pour un bon positionnement dans les pages de résultats. Il s’agit en effet du texte central de chaque page, idéalement repris dans la balise META Description, et c’est sur ce texte que les moteurs se baseront pour estimer la cohérence du contenu et positionner le site :

  • Le texte des annonces doit être d’une longueur suffisante pour être référencé et compris comme un texte central par les moteurs de recherche. Une longueur de 70 à 80 mots (450 – 500 caractères) peut être considérée comme réellement minimale.
  • Dans ces 80 mots, il serait souhaitable de répéter au minimum deux fois le type de bien proposé à la vente (Hôtel particulier, Duplex, Mas, …). Ainsi que deux fois la localisation régionale et locale (ville, arrondissement) du bien.
  • L’annonce doit également comporter au minimum deux fois les termes Vente ou A vendre. Un dernier conseil qui peut sembler basique, mais qui permet au moins de s’assurer de cibler les bonnes personnes et de ne pas proposer une location à un Internaute recherchant à acquérir un appartement.

Encore une fois, si tous ces conseils semblent réellement découler du bon sens, ils correspondent de plus à un véritable besoin de ciblage de ses visiteurs. Plus rapidement une annonce sera trouvée via les moteurs de recherche, plus un portail immobilier aura de chance de fidéliser ses visiteurs par la pertinence de ses réponses.
Dans un domaine où la recherche de type Long Tail est énorme, il serait dommage de se priver d’une large audience finalement assez facile à capter. L’enjeu vaut bien un travail d’écriture poussé.

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Référencement : comment gérer la multiplication des domaines ?

14/01/2009

Redirections 301Comment gérer une multitude de noms de domaine d’un point de vue du référencement et surtout quel est l’intérêt réel de cette pratique pour apparaître en bonne position dans les moteurs de recherche. Voilà, mine de rien, un sujet que l’on peut régulièrement aborder avec des clients en référencement naturel.

Nombreux sont en effet les propriétaires de sites qui possèdent également plusieurs noms de domaine, la plupart du temps dans le but avoué d’améliorer leur référencement. Il s’agit souvent, dans leur esprit, d’une solution miracle pour être positionné de manière avantageuse dans les moteurs. Une série de noms de domaine choisis en fonction de son activité, pointant vers un site un tant soit peu optimisé, n’est pas pour autant une garantie de succès. Et il est souvent difficile d’expliquer que ces domaines ne seront que d’un maigre secours dans une stratégie de référencement naturel cohérente.

Comme n’importe quelle page Web, un nom de domaine ne vaut en référencement que s’il peut répondre à deux critères : un contenu intéressant ou une quantité raisonnable de liens entrants optimisés. S’ils répondent généralement bien au premier critère – les noms de domaine de référencement sont en général dirigés vers le site principal du client – le second impératif laisse souvent à désirer. Soucieux d’installer une marque sur le Web, rares sont les responsables qui se risquent à communiquer à l’extérieur avec plusieurs adresses, cela reviendrait à vouloir installer en même temps une multitude de marque sur le Net. Une démarche assez périlleuse à laquelle on préférera bien souvent une communication centralisée sur un domaine propre à la marque. Plus sage et plus cohérent.

Tous ces noms de domaine achetés pour le référencement naturel restent donc, au mieux inexploités, au pire utilisés comme autant de portes d’entrée au site, générant ainsi un contenu dupliqué vu d’un assez mauvais oeil par les moteurs. N’y a-t-il donc pas moyen d’utiliser de manière intelligente les différents noms de domaine, en contribuant même modestement au référencement et au trafic du site central ?

A mon avis, l’une des solutions à ce problème vient de cet article de HighRankings expliquant assez simplement comment mettre en place des redirections 301 valables sur de multiples domaines. Le principe détaillé ici est techniquement simple : on se contentera de mettre en place une redirection 301 sur un domaine central, considéré comme la source de toutes les redirections, puis on branchera l’ensemble des autres domaines sur ce premier à l’aide d’une configuration DNS. Le but final de la manoeuvre est d’obtenir de chaque domaine en possession une redirection permanente et propre vers le site principal de l’entreprise. Astucieux.
Car, point important à rappeler, seule une redirection de type 301 permet réellement de transférer vers un site un historique de référencement ou une quelconque valeur de pertinence. C’est donc bien cette redirection 301 qu’il faut mettre en place pour valoriser l’ensemble des domaines en possession d’un acteur du Web. De cette manière, tout lien potentiellement créé vers un domaine bénéficiera toujours au site central de l’entreprise. C’est là tout le but de l’opération. C’est bien entendu loin d’être une recette infaillible pour le référencement naturel, mais cela évite tout au moins que l’achat d’un portefeuille de noms de domaine ne devienne un investissement inutile.

Je profite au passage de ces quelques lignes sur les redirections 301 pour mettre en avant le site anglophone 301-redirect.net. Créé récemment, il reprend les méthodes de création d’une redirection 301 sur différents types de serveur (Apache, Microsoft IIS) ou dans différents langages dynamiques (PHP, ASP, JSP,…). Enfin une information centralisée sur le sujet.

Cet article a été publié une première fois sur Search Engine Feng Shui le 29 octobre 2007. Il est de nouveau disponible dans le cadre des archives du blog qui remettront en avant quelques articles de fond sur le référencement naturel et les réseaux sociaux.

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Réflexions sur le référencement des sites Flash

12/01/2009

Logo Adobe FlashCertaines marques, notamment dans le domaine du luxe, ont besoin de posséder un site entièrement réalisé en Flash. Y compris dans le cadre d’une boutique en ligne. Et même si la sophistication des dernières versions de Flash permet la mise en place d’applications entièrement dynamiques et pilotées par base de données, Adobe Flash pose encore d’importants problèmes d’accessibilité pour les internautes et les moteurs de recherche.

Par définition, une animation Flash n’est pas réellement indexable. Si Google et les autres moteurs réussissent souvent à isoler le texte composant une animation, ils peuvent difficilement qualifier celui-ci. Les possibilités d’indexation, et surtout de positionnement, du contenu Flash restent donc faibles. On considère donc souvent que le référencement d’un site Flash consiste surtout en la création d’une page annexe, contenant des informations cruciales pour le référencement, dans une balise noembed. Pour ne pas parler de pages satellites dont l’usage est aujourd’hui réprimé par les moteurs.
Cette méthode possède toutefois des handicaps. Les règles tacites des moteurs imposent que le contenu d’une page tel que le voit le moteur soit identique à celui visible par les internautes. En prenant le cas d’un site Flash contenant plusieurs rubriques, mais hébergé sur une page unique, l’équivalent HTML de l’animation devrait se concentrer sur le contenu de l’accueil de l’animation, au détriment du contenu interne jugé comme invisible par les moteurs. Cette règle d’équivalence de contenu impose donc des limites sévères, qui empêchent le référencement en profondeur d’un site Flash.

Mais alors, comment procéder ? Les dernières versions de Flash et ses fonctionnalités avancées en matière de contenu dynamique donnent une piste. Différents articles du Journal du Net également. On pourrait envisager un modèle de site qui, s’il semble astucieux d’un point de vue du référencement, n’en demande pas moins un travail global sur l’architecture des sites.

Un site dynamique, construit à l’aide d’un langage tel PHP ou ASP, se base la plupart du temps sur une base données pour extraire les informations à afficher sur un template de page. Ce système est désormais classique sur internet et a été grandement popularisé avec l’arrivée du couple PHP/MySQL. Une information contenue dans l’URL d’une page aide à savoir quelle information afficher sur la page, à extraire celle-ci de la base de données et à renvoyer au visiteur un contenu optimisé sous une adresse unique.
Avec Flash 8 et Flash CS3, ce système est réalisable au sein d’une animation riche. Les dernières possibilités du programme lui permettent d’interpréter une variable d’URL tout comme un script PHP et d’aller chercher dans une base de données (ou par le biais d’un tampon XML) l’information correspondante à cette variable. On obtient ainsi une animation dynamique, capable d’afficher un contenu précis. En associant cette méthode à celle décrite plus haut pour le contenu dynamique d’une page, placé cette fois dans un noembed (ou mieux, dans un calque CSS placé sous l’animation Flash et mis en forme de la même façon), on répond déjà à l’une des contraintes des moteurs de recherche.

Mais il y a encore moyen de faire mieux. Avec le scénario précédent, on se retrouve en fait avec une sorte de template Flash, mais non plus cette fois à un site complet. En effet, si l’animation Flash contient des modèles de données totalement différents, ils ne peuvent être rendus par cette méthode. La solution serait alors de pousser le paramétrage de l’animation Flash plus loin. Une nouvelle variable d’URL pourrait indiquer à l’animation Flash sur quelle image du scénario, et donc sur quel modèle de page, démarrer son affichage lors de l’accès à une page. La totalité d’un site pourrait ainsi continuer à être stockée dans une seule animation, mais son affichage deviendrait alors entièrement modulaire et dépendant de paramètres d’URL. On calque en fait le comportement d’une animation Flash sur celui d’un site dynamique classique. En ajoutant à cela un système d’URL réécrite assez poussé et une correspondance parfaite entre les éléments noembed et l’animation Flash, on peut obtenir un site Flash parfaitement optimisé pour les moteurs de recherche. Cette approche peut également convenir aux campagnes de Search Marketing, puisqu’elle permet la mise en place d’une page cible optimisée pour chaque annonce.

Attention toutefois, ce scénario implique une maîtrise totale de l’animation Flash et surtout la prise en compte de cet aspect dynamique dès le démarrage du projet. Dans le cadre d’un site déjà existant, il impose a priori une refonte totale du site par un prestataire maîtrisant les fonctionnalités avancées de Flash. Mais quand on sait que le référencement naturel peut représenter jusqu’à 80% du trafic d’un site, cela peut pleinement justifier l’investissement.

Cet article a été publié une première fois sur Search Engine Feng Shui le 14 juin 2008. Il est de nouveau disponible dans le cadre des archives du blog qui remettront en avant quelques articles de fond sur le référencement naturel et les réseaux sociaux.

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